LE MOT DE TUCO: ACTUALLY

janvier 29, 2008

ACTUALLY: vraiment, en réalité, en vrai.

Un mot fourbe qui sert à dire la vérité. En effet, le piège est de le traduire par actuellement. Il faudra donc quelques jours pour appréhender le mot et l’utiliser à bon escient dans la langue de Wayne Gretzky (Et ouai, même lui a écrit un livre).

La fréquence d’utilisation est élevée, de dix à vingt fois par jour.  Il existe un syndrome turc qui vous oblige à placer ACTUALLY au début de chaque phrase et parfois même au milieu. Sans doute un besoin essentiel de se justifier, de prouver à l’interlocuteur qu’on dit vraiment la vérité. Ou peut être ont-ils eu droit à la version anglaise de “La vérité si je mens”. Comme je les envie. Imaginez José Garcia disant: “On my liiiife! ACTUALLY! You did that to my muuum!

Fourbe mais utile, ACTUALLY est à la base de toute conversation. Vous pouvez le mixez avec les mots précédents dans des phrases telles que:

ACTUALLY, you SUCK, YOU NEED TO GET OUT MORE (En réalité tu crains, tu ferais de sortir de ton trou)

A la question “how was your day”? vous répondrez “ACTUALLY I FUCKED THE DOG” (J’ai vraiment trimé)

Actuellement, c’est vraiment un mot à connaître.

THE FOUR BASES: Les quatre bases.Expression, ou plutôt allégorie, au combien importante puisqu’elle concerne l’art délicat de la séduction. Enfin délicat, plus ou moins, on est loin des roses de Ronsard. Du Bellay la poésie! Entrons dans l’univers graveleux du sexe à l’américaine. Les quatres bases représentent les quatre points que doit rallier le baseballer avant de faire marquer un point à son équipe. Les quatre bases sont donc aussi les quatre étapes que doit franchir le baiseballer avant d’atteindre le Saint Graal. Notons qu’en France, nous faisons ça en deux fois. On marque un essai qu’il faut ensuite transformer. Une pré-étape existe si un ami vous fait une passe décissive.

1è BASE: The kiss aussi appeler French Kiss, n’hésiter pas faire jouer la clause de la nation la plus favorisée, elle fonctionne aussi bien à l’OMC que dans les Nightclubs canadiens. Nous avons le brevet et l’AOC, ne nous en privons pas.

2è BASE: Vous franchissez le pas, ennivrés, les mains se balladent sous les vêtements, les doigts courent sur le corps de votre partenaire. Prenez garde! Aux USA, il vous faudra souvent une autorisation des parents en quatre exemplaires, avec le contreseing de l’avocat de famille, sous peine de participer au sport national: la poursuite judiciaire. Seule exception à la règle, si vous avez la chance de tomber sur une des membres des familles Hilton et Spears. Régalez vous!

3è BASE: Ce sont les deux premières plus toute pratique sexuelle à l’exception du coït. Les plus économistes d’entre vous aurons remarqué que les quatre bases fonctionnent comme les aggrégats monétaires M1; M2 et M3. Donc B3= B1+B2+B3. La comparaison s’arrête là puisqu’en économie on va de la monnaie la plus liquide (M1) à la monnaie la moins liquide(M3). Dans le cas des quatre bases c’est l’inverse… Cela comprend donc la fellation et autres 69. On entre enfin dans le vif du sujet. Toutefois, prenez garde à un excès de confiance. Dans un pays puritain, vous risquez de vous retrouvez out à l’approche de cette 3è base, vous la voyez, elle s’approche…mais le défenseur reçoit la balle, l’arbitre crie OUT! Vous vous retrouvez bien con, comme mon ami auriverde, stoppé en pleine course, ironie du sort, par une compatriote qui l’a tacklé sèchement à la manière de Carlos Mozer. Courage, nous ne sommes plus très loin du but.

4è BASE: Vous y êtes! HOMERUN! A la manière de Joe DiMaggio qui battait la balle hors des limites du terrain, vous concluez superbement un parcours mené de main de maître, conquis de haute lutte. Nous déplorerons toutefois que les américains aient oublié l’étape ultime: Hallelujah! Pas celui de Haendel mais celui écrit par Léonard Cohen, magistralement interprété par Jeff Buckley. Le ressort de ma compétence explicative s’arrête ici, je vous laisse donc aux bons soins du maître… Well I heard there was a secret chord…

LE MOT DE TUCO: BOXING DAY

janvier 15, 2008

Aujourd’hui:
BOXING DAY: Jour des boîtes, Remercions nos cousins de la Belle Province à qui nous devons la traduction.

Le BOXING DAY est un jour férié dans le Commonwealth, c’est généralement le 26 décembre ou le premier jour ouvrable qui suit Noël. Ne nous attardons pas sur les origines qui se perdent au Moyen-Age et concentrons sur le présent.
Alors que le Royaume-Uni se déplace dans les stades pour supporter son équipe préférée (football, rugby, cricket, polo…), au Canada, c’est jour de shopping.
Les marchands écoulent les stocks de Noël à prix sacrifiés. -25% sur l’apeau à caribou, -30% sur le manche de pioche Klondike Gold Limited Edition, et jusqu’à -50% sur la chainsaw Husqvarna dédicacée par Tobe Hooper( Si tu sais pas qui c’est, révise tes classiques et google him). TUCO et son équipe cosmopolite se sont donc rendus à Metrotown pour observer le phénomène.
Metrotown est le plus grand shopping mall du nouveau monde. Le jour du BOXING DAY, ce sont 150 000 personnes qui l’arpentent, l’équivalent de la ville d’Aix en Provence et près de 20% de la population de Vancouver.
Dès l’entrée, on a l’impression de se trouver dans une fourmilière grouillante et bruyante. Le sol en tremble. Ami agoraphobe reste chez toi. Il y a la queue devant chaque magasin, environ trente minutes pour entrer chez ZARA ou American Eagle. Nous abandonnons. Je ne comprends pas cette passion qu’ont les canadiens à faire la queue. Ils font la queue devant les clubs, les bars, les resto, les banques et les magasins. Voulant entrer chez CHAMPS, je demande à un bucheron de type asiatique: “Is this the line for Champs?” Il me répond “I don’t know” ce con. Cela n’a pas manqué de provoquer mon hilarité et celle de mon ami brésilien. Faire la queue juste pour la beauté du geste, pour suivre les masses. Je révise donc mon premier jugement. Je ne suis pas dans une fourmilière qui, comme chacun le sait, est organisée. Je suis au milieu d’un troupeau de moutons. Si Rabelais avait sû, il serait sûrement venu écrire une suite néo post-moderne de Quart Livre!
Abrégeons! Après deux heures, nous décidons de repartir en ville, bredouilles (ou broucouille comme on dit dans le bouchonnois).
En deux heures, nous avons eu le temps de tirer deux enseignements. Le premier est que le BOXING DAY n’est pas le jour des boîtes mais le jour où tu boxes. Il est assez remarquable de voir comment une nation civilisée et réputée la plus polie du monde peut se battre pour une simple question de pourcentages.
Le second est que Karl Marx avait tort. Reconnaissons que le barbu était un bon économiste, un as du marketing mais un piètre devin. Le capitalisme ne peut s’effondrer tant qu’il existera des metretowns et des gens prêts à se battre, faire la queue et dépenser des milliards de dollars chaque année.

Camarades, espérons que vous n’ayez jamais à employer ce mot dans l’héxagone.

“TO WORK LIKE A DOG” ou “TO FUCK THE DOG”: Beaucoup travailler, travailler d’arrache-pieds.
Une chose qui ne m’ait plus arrivée depuis longtemps.

Tout fan des Beatles qui se respecte a déjà entendu la première expression dans les premiers vers de Hard days night.
“It’s been a hard day’s night
And I’ve been working like a dog
It’s been a hard day’s night
I should be sleeping like a log.”

En revanche, la seconde (to fuck the dog) a été oubliée par les quatre garçons dans le vent, ainsi que par bien d’autres groupes. Et pourtant elle existe, et n’est pas l’apanage de quelques groupes de def metal zoophiles d’outre-Flandres.

Quelle ne fût pas ma surprise quand pour la première fois j’entendis “Ho! That was tough today! I FUCKED THE DOG!” C’était dur aujourd’hui! J’ai beaucoup travaillé! Certes, je n’étais pas au bar du Plaza à New York mais le bucheron m’a surpris. D’abord j’ai réellement cru qu’il avait eu du toutes les peines du monde a abuser d’un animal de la famille des canidés. Ensuite j’ai pensé qu’il avait, peut être, découpé le chien du voisin avec sa chainsaw parce qu’il faisait trop de bruit… il a fallu qu’on m’explique pour que s’éclaire ma caverne. Avouez qu’à l’oreille c’est surprenant!

Laquelle des deux expressions utiliser? Chacune a ses partisans. Comme disait Desproges “les avis divergent…et dix verges c’est énorme!”
Je vous conseille donc la version Beatles pour les dîners en famille, avec votre copin(e), avec vos collègues et tous ceux qui ne sont pas susceptibles de comprendre la seconde.
Pour ce qui est de copuler avec Lassie, les occasions seront rares.
Je conseille donc l’happy hour parmi les trappeurs et bucherons du Yukon, les stations services/restaurants de la route 66 et, un déjeuner avec Jérôme Rothen et Franck Ribéry.

I fucked the dog to write this TUCO’s word, so enjoy it!

Le mot de TUCO

janvier 9, 2008

Aujourd’hui:
To Puke, to ralph, to barf, to chuck, to toss the cookies, to pray to porcelain god mais aussi, et à utiliser selon l’heure de la journée: to lose the breakfast/ lunch/ dinner. Vous aurez compris le sens de ce mot que nous traduirons pudiquement par “vomir”.

L’utilisation sera rare en Colombie Britannique. Les boîtes ferment à 2h voire 2h30 pour ceux qui osent braver l’autorité des Mounties. Au mieux vous espérez placer “I’m high, I’m gonna PUKE on my shoes!” après un bad trip dû à une consommation excessive de plantes thaïlandaises à vertue médicinale.
Avouons que cela manque de classe. Vous utiliserez donc cette expression pour vous remémorez vos plus grands faits d’armes dans les clubs du Sud de l’Europe. Dans le même temps, vos amis brésiliens et mexicains parleront avec nostalgie de leurs torrides soirées aux rythmes de Reggaeton et de Samba.
“I tossed my cookies on Ipanema beach” or “I lost my dinner in Acapulco” est tellement plus glamour. Notons que cette dernière expression fonctionne au Mexique et à Calvi. Dans la première ville vous rendrez des (healthy) burritos, dans la seconde, le veau aux olives de Jean.

Et comme chez TUCO Ltd nous ne sommes pas racistes, vous pouvez utiliser l’expression pour vous la péter au PMU de Thionville ou au Balto de Lens. Entourés de rmistes pédophiles, vénérant Pierrette Brès et Omar Sharif, personne ne vous comprendra et il est tellement plus poli de demander au patron: “Where are the washrooms please? I wanna pray to the porcelain god!”

Vous pourrez aussi faire très bonne figure du côté d’Orlando et de Marne la Vallée. Vous supportez mal le départ à 4 G, les 1000 mètres à 80 km/h de moyenne et à l’arrivée, vous innondez votre voisin. Avant qu’il ne s’énerve, avec un flegme tout britannique et une touche de philosophie à la française, vous lancez “Ho ho ho! I’m sorry, this is the first time that I lose my breakfast in the Space Montaigne!” Drôle et efficace, vous serez immédiatement pardonné.

Le mot de TUCO: HUGE

janvier 9, 2008

Aujourd’hui:
HUGE: énorme, immense, très grand.
A prononcer hIIIOUdj
Mot très utilisé, environ trois à quatre fois par jour par le canadien moyen, plus encore par les texans, et une vingtaine de fois par mon Paternel d’accueil. Heureusement, nous sommes en décembre, au dessus du 49è parallèle, les journées sont donc courtes. Cela m’évite d’entendre: I shot a deer, it was HUGE! The Seahawks won the game, that was HUGE! ou le classique “Hello it’s Alex, I won’t be there for dinner, don’t worry about me… Hey Alex! Too bad for you, I prepared a HUGE dinner! It’s gonna be HUGE. Faut le voir dire ça, il est content comme un gosse. Il se met à transpirer, ses yeux s’écarquillent et il se trouve momentanément atteint de strabisme.
Too bad for me, Peut être…Peut être pas. Cela m’évitera un carème hebdomadaire, nécessaire pour compenser le repas du dimanche soir.

Je suis taquin et un peu dur. Si vous me demandez comment je trouve ma famille d’accueil? Je vous répondrai simplement: They are HUGE! Dans tous les sens du terme par ailleurs. Ils sont adorables et super sympa, fantastiques, mais à force de trouver les burritos healthy, ça les arrange pas.

L’avantage de ce mot est qu’il est utilisable pour décrire toutes les bonnes et mauvaises situations, en exagérant un peu. A l’instar de notre national : C’est EEEEEnorme! Le marseillais exilé en Colombie britannique sera donc content de pouvoir exagérer à sa guise, dans la langue de Shakespeare.
Notons aussi que le mot est utilisable avec les anciens mots de TUCO (TM registered, Ltd). Vous pouvez oser un: That SUCKS HUGELY! (ça craint énormément); ou très classiquement; si votre interlocuteur canadien semble parler d’un sujet important qui le tient particulièrement à coeur (Ex: Un reportage très technique sur la loutre de mer qui se sert d’outils pour casser les coquillages sur son ventre). Vous ne comprenez pas tout mais cela a l’air très fort. This is a HUGE STUFF! C’est un truc énorme! Les deux mots associés font merveilles.

Pour conclure, je vous dirai que HUGE est customisable et exportable à volonté. Ainsi, nos amis Ajacciens seront ravis de pouvoir utiliser l’expression Toc de HUGE! à la terrasse du Ceylan. C’est encore plus énorme qu’énorme ce mot!

Le mot du TUCO: SUCK

janvier 9, 2008

Aujourd’hui
SUCK: craindre mais aussi sucer, aspirer, suçoter…

Mot souvent employé au Canada, tous les jours, sans aucune connotation graveleuse dans la plupart des cas.

Très utile pour se faire des amis locaux. A la question Why did you choose Canada to study? Vous répondez “Because the USA SUCK”! En effet, les Etats-Unis d’Amérique, ça craint! Vous vous attirerez tout de suite la sympathie de l’interlocuteur nord américain né au-dessus du 49è parallèle.

Autre situation bien différente. Vous rencontrez une bucheronne au coin du bois et l’emmenez dans son pub préféré, qui passe des enregistrements unplugged d’Alanis Morissette, Avril Lavigne et Robert Charlebois. Vous séduisez la belle tout en ingurgitant deux litres de bière Molson (Damn! elle tient mieux que vous!). Vous lui proposez une partie de streap poker pour ce soir. Ce à quoi elle vous répond: No thanks, I don’t like poker, I SUCK!
La réponse semble un peu direct et pourtant… Elle vous dit simplement que ce n’est pas son jeu de carte favori.
Toujours est-il que vous avez pris sur vous en l’emmenant dans ce bar. Vous attendez donc un retour sur investissement.
Malheureusement, dès les préliminaires, elle confond le créateur avec un manche de pioche. Désapointé que vous êtes,
il faut éviter le piège du “your SUCK SUCKS”. Préférez “your blowjob SUCKS” et ajouter “SUCK off better, or you’ll be a SUCKer all your life!” Ta fellation craint, suce mieux ou tu seras cocue toute ta vie car, avec la globalisation, tu dois te mettre au niveau des meilleures nations en la matière (Brésil, Rep Tchèque, Slovaquie, Roumanie)… Les fameux NPI EP. Si vous voulez connaître la signification de ce “N”ième anagramme et une liste de ces pays, envoyez moi un mail, je vous répondrai.

Bien à vous…

Aujourd’hui:
North Pacific Drift: Courant (ou dérive) Nord Pacifique.

Ce mot ne vous servira pas au Canada (ou peu) si ce n’est pour briller dans les dîners mondains organisés par la prestigieuse University of British Columbia (UBC).
Ce mot sert, en revanche, à briser les idées reçues, les clichés du genre Canada=froid partout.
En outre, ce mot vous servira à ne plus embetter vos amis qui visitent la Côte Ouest du Canada avec des questions du genre:

Alors ça va? Tu te gêles un peu au Canada, dans ton pays de pinguins?
Ben un peu, mais alors très peu voire pas du tout certains jours. Grâce au North Pacific Drift, Vancouver jouït d’un climat doux et humide toute l’année (oui on dirait pas…mais c’est jouïssif de se dire que chez nous il fait bon, alors qu’à Calgary, même lattitude, il fait -20° Celsius).
Le Nord Pacific Drift est un courant salé de surface, donc chaud. Il traverse le Pacifique, lèche les côtes du Canada puis plonge et se refroidit en redescendant vers les USA. Ce qui fit dire à Twain: “Mon hiver le plus froid, je l’ai passé un été à San Francisco”.

J’ai donc appris qu’il neigeait à Aix, qu’il faisaitt -7° à Auriol, qu’on se pêle à Paris, qu’une tornade a dévasté Ile Rousse et qu’il a déjà fait -10° le matin à New York. A Vancouver, pour le moment ça va, il fait entre 8 et 12° tous les jours.
Alors qui se pêle le cul???
Merci.

Le mot de TUCO

Une fois n’est pas coutume, le mot de TUCO sera aujourd’hui une expression.
YOU NEED TO GET OUT MORE: Tu devrais t’ouvrir un peu plus au monde qui t’entourre. Que la traduction est belle, l’usage dans les faits l’est moins. Expression utile, à employer avec le pouilleux local.
Vous devrez vous en servir tous les jours si vous allez aux USA, dès que vous passez l’Hudson par le Holland tunnel. Toute personne que vous y croiserez n’aura jamais quitté son “Home sweet home”.

Mercredi 7 novembre 2007 était un grand jour pour Vancouver. David Beckham et les Los Angeles Galaxy venaient jouer un match d’exhibition contre les White Caps, équipe locale de seconde zone qui souhaite intégrer la ligue américaine.
En Europe, cela paraît anodin, mais ici ça fait du bruit. Depuis le lundi 5, tous les médias ne parlent que de ça. TV, radios, journaux, 20 Minutes et 24 Hours ont fait deux premières pages d’affilées. Les L.A Galaxy ont payé $250 millions pour un joueur de 33 ans dont l’Europe ne voulait presque plus. Sur ce point là, reconnaissons qu’il fait mieux que le Christ au même âge (qui lui, était mort, si tu le savais pas retourne au catéchisme). Après avoir été sanctifié par son banquier, l’enfant de Manchester se devait d’être déifié par la Colombie Britannique.
Il ne lui fallut qu’un match et un streaptease, suivi d’un tour de terrain en slip (là encore il fait mieux que le Christ qui a dû mourir pour ça).
Le lendemain, les journaux ne parlaient que de lui. Un supporter des White Caps disait dans Metro:”je n’ai jamais vu ça, c’est fantatisque”.
Mais quel match a-t-il bien pu faire? He bien non mes amis, il ne s’est rien passé. Le score fut de 0-0, dans une partie terne et pauvre, les white caps ratant même un penalty (que ma grand mère aurait arrêté de toute manière).Vous répliquez donc à ce supporter canadien: “YOU NED TO GET OUT MORE”. Sous entendu, “Mon ami, prends l’avion ou vas-y en pédalo, mais sort de ton bled. Va voir un match à Rio, à Buenos Aires, à Barcelone, Milan ou Marseille (attends un peu pour l’OM, qu’ils repartent du bon pied). Même un deuxième tour de Coupe Intertoto entre le Petar Tikva et le Dynamo de Minsk est sûrement plus intéressant que ce match”.
De plus, Le journaliste, ayant écrit cet article pitoyable, raconte que chaque fois que Beckham touchait le ballon, le stade était pris d’une hystérie collective comparable à un concert des Beatles.
Mais mon ami, YOU NEED TO GET OUT MORE! Ta plume n’a d’égale que ta culture G. Beckham est de Manchester, les Beatles de Liverpool. Te voilà interdit à Anfield Road. You’ll never walk alone mais suivi de 60 000 reds prêt à t’égorger.

NB: Quand vous serez aux USA, que vous aurez passé la frontière et serez dans le New Jersey. Vous pouvez enlevez le “more”. “You need to get out” suffit amplement. De toute façon, ces gars ne sont jamais sortis de chez eux et ne savent pas que General Motors n’est pas le seul fabricant de voitures au monde. Touche même pas une Cayenne t’entends! Leur montre vaut moins que 100$! Calotte sur ta bouche!     Roi Heenok feat. Tuco.

Le mot de TUCO: COUPLE

janvier 9, 2008

Aujourd’hui,
COUPLE: Deux, quelques mais aussi atteler, coupler.
A prononcer Copeul mais très vite, limite on ne doit pas comprendre.
Mot très utilisé par l’autochtone, entre Trente et quarante fois par jour pour les érudits (ceux qui trouvent mieux à dire) et plus de cinquante fois par jour pour les pensionnaires de Skid Road et affiliés. NDLA: si tu ne sais pas ce qu’est Skid Road, cherche toi même sur Google. Et oui mon ami, c’est super interactif le mot de Tuco.

Dans quel cas utiliser ce mot?
Quelqu’un vous demande le résultat du dernier match des Canucks. Les Canucks sont au Hockey ce que l’OM est au football. L’an dernier, ils étaient très forts, cette année ça joue très mal et ça ne gagne plus un match. Vous ne connaissez pas le score mais sans trop prendre de risques vous pouvez dire:
“They lost, I don’t remember the score but the other team scored a COUPLE of goals”. Autrement dit, ils ont pris une grosse branlée, on aurait dit qu’il jouait avec Brian Joubert dans les buts, Philippe Candeloro en défense et Surya Bonaly en attaque.

Il existe bien d’autres utilisations, à vous d’expérimenter. De toute manière ça passe pour tout. En anglais, plus vous êtes évasif, mieux vous donnez le change dans la conversation.
De ce fait, vous pouvez “coupler” COUPLE au mot de la semaine dernière. Ex: I can’t come tonight, I have to do a COUPLE of STUFF. Très pratique si on vous appelle pour faire l’happy hour dans un bar fréquenté par les bucherons et bucheronnes de Grand Forks. Bar dans lequel l’étalon est l’hectolitre de whisky distillé par le grand père, le DJ sample de la country et chaque client est tenu de laisser sa hache à l’entrée.
A bientôt.